robustesse du territoire vivant une contribution sous forme de quelques extraits

le monde des interactions un monde en basculement (2mn)
Il y a aussi une partie exceptionnelle positive, c'est que il y a une réaction alors sous le radar médiatique en général mais justement des initiatives territoriales qui ont pris en compte ces fluctuations en fait qui nont pas le choix car cela fluctue de plus en plus et qui développent des projets extrêmement créatifs très joyeux et très collectifs.
C'est le monde des interactions. On est en train de quitter un monde et rentrer dans un autre monde. Et c'est ça qui est exceptionnel, c'est qu'on est dans plein basculement.

Le monde vivant résiste , L'intelligence capacité à s'adapter (5mn)
Le vivant réagit : on est vivant quand on répond à quelque chose. Un dialogue c'est vivant. le non vivant ne réagit pas, il ne fait que subir. Vivre c'est résister.
L'intelligence je la définis comme la capacité à s'adapter. et réciproquement on peut considérer que la non intelligence c'est quand on est trop spécialisé, trop optimisé

La robustesse réponse au monde fluctuant ()7mn)
On rentre dans un monde de plus en plus fluctuant, turbulent, variable. c'est le monde de la polycrise, le monde de la permacrise. Donc les crises se rapprochent et deviennent plus intenses dans tous les champs social, écologique, économique, écologique et puis maintenant géopolitique.
Dans ce monde fluctuant total, il y a un mot qui vient tout de suite. la robustesse. C'est maintenir le système stable et viable malgré les fluctuations. Pour être robuste, il faut baisser les performances, être moins efficace, moins efficient. Et donc là, on a une équation. Le monde fluctuant appelle la robustesse. La robustesse appelle un nouveau compromis avec la performance.

Apprendre à sortir des rails en déprise (10mn)
Il faut vraiment dérailler, quand on déraille, ça ouvre des chemins.
Le mot clé qu'il faut utiliser, c'est le mot de déprise sectaire. Nous sommes dans une dérive sectaire
quand on ne questionne plus la performance, l'optimisation, la souveraineté grâce aux capacités
d'exportation, enfin tous ces ces dogmes qui sont qui n'ont absolument aucun sens aujourd'hui hein. Si on on ajoute un modèle à l'existant et que le modèle existant est dominant. ce sera toujours le modèle dominant. C'est la croissance verte, c'est le développement durable. Tout ça, ça change rien. En fait, il faut dérailler tout ça.

La robustesse changement culturel (11mn)
Le seul blocage qu'il y a, il est mental. C'est un blocage mental, psychologique. On a été bibronné à l'optimisation les performances pendant des années, des décennies, des siècles, hein, voire même. Et là, il va falloir lâcher ça, pas complètement, hein. On a besoin d'un pompier performant, par exemple, mais ce n'est pas un modèle pour toute la société d'être tout le temps dans le feu et même pour le pompier.
Il faut insister, c'est l'aspect culturel des choses. C'est pas un un un truc qu'on ajoute, c'est un modèle existence, c'est vraiment on inverse tout. Un déraillement en douceur.

Ecouter les marges (12mn)
Ce sont toujours les oiseaux à la périphérie du groupe qui guident le groupe parce que les oiseaux à la périphérie, sont les premiers à être exposés aux fluctuations du monde. Et donc, si on veut dérailler en douceur, il faut écouter les marges, donc le monde rural, les petits collectifs, les petites entreprises qui sont déjà soumis à des fortes fluctuations et qui sont déjà en train d'inventer le monde robuste. Alors, c'est ça qui est incroyable, c'est que ce monde robuste c'est pas une utopie future. déjà là et ça fait déjà des années en fait ça fait

Chercher des alliés, dans le territoire (16mn)
Ce qui est joyeux, c'est qu'ensemble, on construit quelque chose dans le territoire. Donc, on commence à ignorer le cœur parce qu'on commence à voir son autonomie, sa robustesse territoriale. Mais en faisant ça, ça fait école. Et en fait, c'est presque une tactique de l'encerclement qui fait que quand toute la périphérie a changé et qu'il reste plus que le cœur qui est coincé dans son vieux dogme, quand on pense le territoire comme un corps, ça veut dire qu'on est dans la pensée systémique. Et donc là on est rentré dans la robustesse parce que quand on pense système on est obligé de penser robustesse.

  • Prendre soin du milieu naturel, crée du lien social (20mn)
  • Dans un monde instable et en pénouie chronique de ressources, le monde dans lequel on rentre avec des ruptures à droite à gauche, des fluctuations socio-écologiques, géopolitiques, on n'est plus assis sur cette énorme masse de ressources abondantes et stable. Donc il faut plutôt partir du fait qu'on a des ressources qui sont en pénurie fluctuante. La fondation de tout projet, c'est le soin du milieu naturel. Si on prend soin du milieu naturel, alors ça crée du lien social parce qu'on le fait collectivement. S'il y a du lien social, ça crée des expertises. Ça peut créer des modèles économiques. Donc l'économie n'est plus la contrainte d'entrée, c'est le produit de sortie.

Un monde stimulé par les coopérateurs (27 mn)
Dans un monde fluctuant l'innovation n'est plus stimulée par la concurrence mais par les coopérateurs, ... les concurrents sont très secondaires. Dans le monde rural ; il y a vraiment une un coup à jouer, parce que c'est certainement un des territoires qui a été délaissé par rapport à la centralité des villes. Quand on parle de ville du quart d'heure, c'est le modèle rural qui est en train de coloniser la ville, le le village est en avance sur la ville
L'état (les collectivités ?) facilitateur (30mn)
Le nouveau rôle de l'État c'est plus du tout d'être un meneur qui va dire quoi faire. C'est plutôt un rôle de facilitateur, on ne n va pas demander à l'État de trouver des solutions dans tous les territoires, ce serait très contreproductif parce qu'il y a peu de chance qu'il tombe juste et puis ce
serait de nouveau aliénant et pas émancipateur. Il se trouve que les territoires ont
plein de solutions, il faut que l'État soit plutôt là pour les mettre en relation, les stimulent, les
soutiennent.
Et ce qui est incroyable, c'est que ça crée de la dépense évitée et c'est la bonne réponse à la dette