J'ai bien pris connaissance
- oui
La TRAPPE, faire village autour des enfants
Objet
Repenser nos modes de vie de façon plus robuste : De la solidarité, de l'entraide, de l'intelligence collective autour des enfants.
Type de communauté
Thématique
État de la communauté
En projet
Description détaillée
Télécharger le fichier A4_LA_TRAPPE_Refaire_du_commun_autour_des_enfants1.pdf
Ce projet est né d’expériences très concrètes.
Nous essayons de construire le lieu que nous aurions aimé trouver en devenant parents.
À Domaize, dans le Puy-de-Dôme, autour d’une grange et d’un terrain boisé d’environ 8000 m², nous voulons faire naître un lieu vivant, pensé pour les enfants et les adultes qui les accompagnent.
Un lieu où l’on peut venir boire un café, cuisiner ensemble, déposer une parole, bricoler, participer à un chantier, laisser les enfants jouer en sécurité, ou simplement être là un moment.
La TRAPPE n’est pas pensée comme un lieu avec des horaires d’ouverture fixes. L’idée est plutôt qu’on puisse passer quand on en a besoin : parfois il y aura du monde, un repas en train de se préparer ou un chantier en cours ; parfois le lieu sera plus calme.
Mais il y aura toujours, même tôt le matin, de quoi se faire un café, s’asseoir un moment, laisser les enfants jouer ou simplement changer d’air après une nuit compliquée. Et puis, quand un·e habitant·e du lieu arrive et prend le relais quelques heures, on peut enfin aller dormir un peu.
Certain·es viendront ponctuellement, d’autres resteront quelques jours, quelques semaines, ou davantage.
L’idée est simple : créer un lieu où l’on peut vivre, passer, revenir, et partager davantage autour des enfants.
Les habitant·es du lieu auront aussi leurs espaces et leurs moments à eux. La vie collective ne veut pas dire être disponibles en permanence : chacun·e pourra parfois participer, parfois se retirer, se reposer, ou simplement vivre son quotidien.
Mais vivre à la TRAPPE veut aussi dire qu’on se sent concerné·e par les enfants et leur place dans la vie du lieu. Nous ne voulons pas que les enfants soient seulement tolérés dans les marges de la vie adulte.
Nous pensons que ce n’est pas aux enfants de se débrouiller pour trouver une place dans un monde d’adultes. C’est à nous de penser, avec eux, des espaces où ils puissent participer, explorer, apprendre, jouer et grandir pleinement.
Ici, leurs besoins, leurs rythmes et leur voix comptent dans l’organisation du lieu.
Cette attention collective permet de partager un peu la charge mentale liée aux enfants, sans que chacun·e doive être disponible tout le temps.
Petit à petit, le lieu accueillera des espaces communs chaleureux, une grande salle adaptée aux tout-petits, des habitats légers installés autour du terrain, des espaces de bricolage et d’autoconstruction, ainsi que des coins pour jouer, jardiner, construire des cabanes et vivre dehors.
Et pour les enfants, nous rêvons d’un véritable terrain d’aventures : des cabanes dans les bois, des outils à disposition, d’autres enfants avec qui grandir, des adultes disponibles, de la nature, du mouvement, du temps dehors.
Il faut agir, on le sait, on le voit : climat, rapports scientifiques, catastrophes naturelles etc. Mais on ne sait pas comment faire. Les températures et les inondations sonnent comme des fatalités. On sait qu’il y a des choses à faire, mais elles ne semblent pas à nos portées. Elles sont politiques et lointaines. Est-ce que nos avenirs nous appartiennent encore ? Est-ce qu’il est possible, à nos niveaux individuels, de faire quelque chose ?
C’est à cette question que nous te proposons un « oui ». Pas une utopie, pas un scénario où, à la fin, tout va bien, mais un plan où, tout de suite, demain, nous pouvons agir.
Si les sources des problèmes sont politiques, immenses et hors de portée, ce qui, en revanche, est accessible, c’est la terre qui nous entoure. Nos territoires, nos réseaux humains à tisser et retisser pour créer de la solidarité. Sortir des isolements, et créer un chemin de traverse, pas contre le monde tel qu’il est pensé aujourd’hui, sans s’en couper d’ailleurs, mais créer une voie en plus.
Mettre du plus, pas du moins. Nous proposons de créer des espaces, ici au plus près des enfants, dans lesquels nous pourrons essayer autre chose. Essayer de nouvelles façons de se loger, avec un impact plus léger pour l’environnement, avec la possibilité de mutualiser les moyens de transport, la garde des enfants, l’achat de la nourriture… Pouvoir vivre dans ces endroits, et néanmoins avoir son chez soi, son intimité. Doser son implication, à sa mesure, et y être bienvenu-e quoiqu’il en soit.
Essayer d’autres façons de se nourrir, tenter la permaculture, tout en continuant d’avoir un accès au supermarché quand nécessaire.
Ralentir, mais proches des infrastructures.
Essayer, tenter de repenser les générations, donner la part belle à l’enfance mais aussi à la fin de vie pour qu’elle soit digne et choyée.
Nous n’avons pas de solutions toute faite, les chemins de traverse se créeront, se penseront au gré des réalités que nous rencontreront.
Mais nous savons trois choses :
-nous avons besoin d’espaces pour essayer, des espaces qui n’empièteront pas sur le monde tel qu’il est aujourd’hui.
-nous sommes nombreuses et nombreux à voir l’urgence, à craindre pour le futur de nos enfants
-oui, il y a urgence.
Alors, si tout ça te parle, viens rêver le monde avec nous.
- “En arrivant en Auvergne avec un bébé de deux mois, je me suis retrouvée très seule au quotidien avec mon enfant. J’ai connu cette fatigue particulière des jeunes parents, ce besoin immense de trouver des lieux où l’on peut simplement être là avec son bébé sans devoir tout porter seul·e.
- Ces espaces existent, mais ils restent rares, et souvent peu adaptés à la réalité du quotidien avec un tout-petit.
- En 2024, avec Nicolas, nous avons commencé à organiser des temps d’accueil parents-enfants à La Perm à Billom. Petit à petit, une évidence est apparue : beaucoup d’entre nous cherchent déjà à faire village autour des enfants.”
Nous essayons de construire le lieu que nous aurions aimé trouver en devenant parents.
À Domaize, dans le Puy-de-Dôme, autour d’une grange et d’un terrain boisé d’environ 8000 m², nous voulons faire naître un lieu vivant, pensé pour les enfants et les adultes qui les accompagnent.
Un lieu où l’on peut venir boire un café, cuisiner ensemble, déposer une parole, bricoler, participer à un chantier, laisser les enfants jouer en sécurité, ou simplement être là un moment.
La TRAPPE n’est pas pensée comme un lieu avec des horaires d’ouverture fixes. L’idée est plutôt qu’on puisse passer quand on en a besoin : parfois il y aura du monde, un repas en train de se préparer ou un chantier en cours ; parfois le lieu sera plus calme.
Mais il y aura toujours, même tôt le matin, de quoi se faire un café, s’asseoir un moment, laisser les enfants jouer ou simplement changer d’air après une nuit compliquée. Et puis, quand un·e habitant·e du lieu arrive et prend le relais quelques heures, on peut enfin aller dormir un peu.
Certain·es viendront ponctuellement, d’autres resteront quelques jours, quelques semaines, ou davantage.
L’idée est simple : créer un lieu où l’on peut vivre, passer, revenir, et partager davantage autour des enfants.
Les habitant·es du lieu auront aussi leurs espaces et leurs moments à eux. La vie collective ne veut pas dire être disponibles en permanence : chacun·e pourra parfois participer, parfois se retirer, se reposer, ou simplement vivre son quotidien.
Mais vivre à la TRAPPE veut aussi dire qu’on se sent concerné·e par les enfants et leur place dans la vie du lieu. Nous ne voulons pas que les enfants soient seulement tolérés dans les marges de la vie adulte.
Nous pensons que ce n’est pas aux enfants de se débrouiller pour trouver une place dans un monde d’adultes. C’est à nous de penser, avec eux, des espaces où ils puissent participer, explorer, apprendre, jouer et grandir pleinement.
Ici, leurs besoins, leurs rythmes et leur voix comptent dans l’organisation du lieu.
Cette attention collective permet de partager un peu la charge mentale liée aux enfants, sans que chacun·e doive être disponible tout le temps.
Petit à petit, le lieu accueillera des espaces communs chaleureux, une grande salle adaptée aux tout-petits, des habitats légers installés autour du terrain, des espaces de bricolage et d’autoconstruction, ainsi que des coins pour jouer, jardiner, construire des cabanes et vivre dehors.
Et pour les enfants, nous rêvons d’un véritable terrain d’aventures : des cabanes dans les bois, des outils à disposition, d’autres enfants avec qui grandir, des adultes disponibles, de la nature, du mouvement, du temps dehors.
Il faut agir, on le sait, on le voit : climat, rapports scientifiques, catastrophes naturelles etc. Mais on ne sait pas comment faire. Les températures et les inondations sonnent comme des fatalités. On sait qu’il y a des choses à faire, mais elles ne semblent pas à nos portées. Elles sont politiques et lointaines. Est-ce que nos avenirs nous appartiennent encore ? Est-ce qu’il est possible, à nos niveaux individuels, de faire quelque chose ?
C’est à cette question que nous te proposons un « oui ». Pas une utopie, pas un scénario où, à la fin, tout va bien, mais un plan où, tout de suite, demain, nous pouvons agir.
Si les sources des problèmes sont politiques, immenses et hors de portée, ce qui, en revanche, est accessible, c’est la terre qui nous entoure. Nos territoires, nos réseaux humains à tisser et retisser pour créer de la solidarité. Sortir des isolements, et créer un chemin de traverse, pas contre le monde tel qu’il est pensé aujourd’hui, sans s’en couper d’ailleurs, mais créer une voie en plus.
Mettre du plus, pas du moins. Nous proposons de créer des espaces, ici au plus près des enfants, dans lesquels nous pourrons essayer autre chose. Essayer de nouvelles façons de se loger, avec un impact plus léger pour l’environnement, avec la possibilité de mutualiser les moyens de transport, la garde des enfants, l’achat de la nourriture… Pouvoir vivre dans ces endroits, et néanmoins avoir son chez soi, son intimité. Doser son implication, à sa mesure, et y être bienvenu-e quoiqu’il en soit.
Essayer d’autres façons de se nourrir, tenter la permaculture, tout en continuant d’avoir un accès au supermarché quand nécessaire.
Ralentir, mais proches des infrastructures.
Essayer, tenter de repenser les générations, donner la part belle à l’enfance mais aussi à la fin de vie pour qu’elle soit digne et choyée.
Nous n’avons pas de solutions toute faite, les chemins de traverse se créeront, se penseront au gré des réalités que nous rencontreront.
Mais nous savons trois choses :
-nous avons besoin d’espaces pour essayer, des espaces qui n’empièteront pas sur le monde tel qu’il est aujourd’hui.
-nous sommes nombreuses et nombreux à voir l’urgence, à craindre pour le futur de nos enfants
-oui, il y a urgence.
Alors, si tout ça te parle, viens rêver le monde avec nous.
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