Le temps dans le collectif (contenu cours)
Description (ou contenu)
Et si vous calculiez votre RIB (revenu induit par mes besoins) ?
Enfin, ne pas négliger la dimension plaisir. Quand je vais dans ce collectif, je sais que ça va bosser mais aussi et surtout qu'on va se régaler, je vais en ressortir ressourcé TOTALEMENT, autant sur le fond que sur la forme. je serais évidemment prêt à privilégier du temps pour ce contexte plutôt qu'à un autre efficace mais chiant.
Le temps dans le collectif
Le rapport au temps : on en crève !!!
Nous nous devons d'y réfléchir pour en faire un allié plutôt qu'un aliénant.
Alors, on fait quoi avec ça quand on est animateur de projet et qu'on va demander du temps aux autres ?
Nous nous devons d'y réfléchir pour en faire un allié plutôt qu'un aliénant.
Alors, on fait quoi avec ça quand on est animateur de projet et qu'on va demander du temps aux autres ?
Sur la posture de l'animateur
La posture de l'animateur de projet collectif influence le reste du collectif. Son rapport au temps percole donc dans le collectif et ses membres.Mais pourquoi travailler son rapport au temps ?
sans temps pour soi, l'humain vit frustré
- quand l'humain perçoit qu'il ne maîtrise pas le temps, qu'il le subit, il tombe malade.
- choisir sa posture (choisir d'être heureux, bien plutôt que mieux, vivre aujourd'hui plutôt que demain...)
sans temps de relations, il n'y a plus d'humanité
ceci a bien été documenté dans un ouvrage "Manifeste pour le bonheur" de Stefano BartoliniEt si vous calculiez votre RIB (revenu induit par mes besoins) ?
sans temps, l'humain ne peut penser et travailler
- des méthodes, (mes gros cailloux, savoir dire non, gtd, pomodoro, matrice d’Eisenhower, matrice impact / effort...)
- des outils (listes intelligentes, veille partagée, délesteurs...) pour pouvoir organiser l'usage de mon temps.
Le « présentisme » (réduction du temps au seul présent, tyrannie de l’éphémère) et l’obsolescence rapide des informations, des produits, des technologies, des politiques, des modes, des personnes rend difficile la projection dans le futur. Cette façon de nier le futur se traduirait par l’impuissance à élaborer ensemble une vision de l’avenir mobilisatrice à long terme. En acceptant qu'une fin est possible (celle du projet ou celle du rôle d'animateur), l'animateur offre une vision au collectif.
Et vous vous avez déjà imaginer votre fin ? ce serait quoi votre discours de mort / votre épitaphe
Et vous vous avez déjà imaginer votre fin ? ce serait quoi votre discours de mort / votre épitaphe
un peu plus de comme avant ?
ou on sacralise le temps gagné pour redevenir humain...
ou on sacralise le temps gagné pour redevenir humain...
Sur le rapport au temps que j'implique pour les autres
La gestion du temps est donc tout autant une affaire individuelle que collective qui nécessite de prendre le temps de repenser notre rapport au temps et de prendre conscience de nos limites individuelles, collectives et planétaires.
Faire (ou participer à) un projet collectif demande du temps...
Chacun doit trouver de l'avantage à "investir" son temps ici.
L'animateur doit travailler avec le collectif afin que chaque membre trouve un intérêt personnel ou professionnel à être là
Chacun doit trouver de l'avantage à "investir" son temps ici.
L'animateur doit travailler avec le collectif afin que chaque membre trouve un intérêt personnel ou professionnel à être là
Comment faire ?
En questionnant : "je pourrais consacrer du temps à ce projet..."- S'il m'apporte personnellement...
- Du côté personnel, les gens aiment apprendre, jouer... Il faut veiller à apporter du contenu et de la méthode.
- S'il m'apporte professionnellement...
- Souvent quand on explore ce point en prenant le temps, on s'aperçoit que de petites ré orientations du projet permettent d'y trouver les éléments pragmatiques qui permettront de justifier vis à vis de mon employeur : je prends du temps pour ce groupe mais vous voyez j'en reviens avec de nouvelles méthodes et outils dont j'ai besoin... je vais dans ce groupe qui a accepté de rapidement travailler sur ce sujet car c'est pour moi un sujet chaud du moment donc j'y gagne aussi.
- repérer, discuter les trucs (même éloignés de l'objet du groupe) qui, s'ils étaient partagés me permettraient de revenir au travail plus "malin"
Enfin, ne pas négliger la dimension plaisir. Quand je vais dans ce collectif, je sais que ça va bosser mais aussi et surtout qu'on va se régaler, je vais en ressortir ressourcé TOTALEMENT, autant sur le fond que sur la forme. je serais évidemment prêt à privilégier du temps pour ce contexte plutôt qu'à un autre efficace mais chiant.
- qu'il y ait des choses qui se "finissent" / qui aboutissent "régulièrement"
- plusieurs petits étapes qui permettent d'accumuler rapidement des "victoires"
- nécessite qu'il y ait un "programme" (avec ce qu'on aura sans doute fini la prochaine fois)
- tour de table à fin de la réunion (feedback) pour prendre le pouls des présents pour jauger
- est ce que ça a répondu ?
- est ce qu'il y a des demandes
- clarifier les besoins de temps que chacun a
- pour cette réunion : X min
- ok
- on peut déborder ou pas ?
- pour cette réunion : X min
- travailler avec le groupe que chacun n'a pas le même temps à donner = le clarifier
- on a pas tous le même nbr d'h à donner au projet
- chacun a un temps "disponible"
- expliquer aussi que le temps est relatif et que chacun a son "usage" du temps pour "faire les choses" (la minutieuse, la rapide...)
- la valeur temps n'a pas la même grandeur pour chacun
- on peut aussi utiliser ces compétences temps pour que le collectif y gagne
- convivialité est importante
- Attention ; rien que de l'efficace pour aboutir : pas super
- importance du bon moment
- attractivité du contenu
- attractivité de la forme
- implication
- définir la qualité des points à aborder
- informatif
- décision
- ...
- attention à rester dans le "propos"
- définir l'objet du projet
- préciser le chemin qu'on va parcourir
- soit passer un bon moment ensemble
- soit aboutir à un objectif précis
- préciser le chemin qu'on va parcourir
- travailler sa fin / être ok sur le fait que ça va s'arrêter
- synthèse
- célébration
- permet aussi à chacun de "partir libre et content du projet"
- faire attention que la célébration permet de vraiment dire "tout ce qui doit être dit"
- et pas dans les off ensuite
- au moins y mettre l'énergie et le temps (dans la célébration) que dans la construction de
- définir la vision "clairement"
- préciser collectivement ce qu'on veut faire ensemble
- ne pas vouloir tout faire ensemble
- manque de décision dans le groupe
- clarifier le cadre / la marge de manoeuvre : attention au faux espoir
- le temps à prévoir "après coup"
- en tenir compte pour ne pas laisser "en vrac" les infos apportées par chacun
- et donc renvoyer des infos vers le groupe
- avoir des traces "exploitables"
- coconstruction du cadre / charte
- pour que chacun sente qu'il a "sa place",
- qu'il viendra pas y "perdre son temps"
- posture : ne pas vouloir faire "à la place de" (car en animateur je me suis fait voler du temps "à l'insu de mon plein gré")
- pour éviter la déresponsabilité des participants car on l'a fait à leur place
- nbr de participants influence
Travailler un peu cette question permet à l'animateur de rester en attention par rapport au collectif plutôt que de piloter en intention.
Quand cette posture n'est pas travaillée, le collectif explose sous la cadence imposée par l'animateur militant ,-(
Attention à l'animateur militant
On est tous militant (10 à 15% de notre temps). Dans ces projets là, le temps ne compte "plus" mais ce n'est pas nécessairement le cas des autres membres qui sont là par intérêt mais pas par militance (et donc pas prêt à tout sacrifier)Quand cette posture n'est pas travaillée, le collectif explose sous la cadence imposée par l'animateur militant ,-(
Licence de la ressource
CC BY SA
Type de ressource
- Contenus, apports sur cette thématique
En lien avec le thème
- s'arrêter - prendre le temps
Auteur (vivement souhaité)
Gatien Bataille
Site web pour aller plus loin
https://cooptic.be/licpro3/?TempsCollectif
