Merci, laure, c'est vraiment très intéressant et très concret ; on passe à un petit temps de discussion ; je vous invite à lever la main pour qu'on puisse les demandes de prise de parole.
- Merci beaucoup, j'aurais plein de questions et une première question simple : quel sont les freins actuels à mettre en place la calsse dehors ?
Laure : La crédibilité. Je pense que le fait que dans dix ans, les étudiants auront fait classe dehors au premier ou au second degré ils y seront habitués, hélas, en France aujourd'hui, c'est la surprise, on fait classe dehors, ce n'est pas habituel. Mais c'est aussi un atout en soi, quand tu crées de la surprise, tu crées des conditions d'expérience hyper propice. J'identifie un frein lié à la situation budgétaire, un peu catastrophique j'avais certains collègues qui n'avaient pas trop envie de se former, parce qu'il avait peur qu'on leur présente ça comme un pansement : il y a pas assez de salles, on n'a pas de sous pour faire de rénovation, mis comme tu sais faire classe dehors, c'est très bizarre de dire ça, mais c'est vrai !
Et aussi, la méconnaissance des pédagogies actives.
- Oui, merci, Laure pour cette présentation, c'était vraiment intéressant, très complet, et ça m'a replongé dans l'expérience que j'ai vécue l'année dernière dans une formation qu'on a menée dehors pour des adultes. Ce qu'on peut rajouter aussi comme argument positif pour sortir de la salle de classe habituelle c'est le sentiment d'autonomie des apprenants qui est décuplée et qui est vraiment une source très intéressante d'engagement dans les apprentissages, parce que le fait de ne plus être dans une salle vraiment cadrée, permet de travailler en petits groupes de manière beaucoup plus facile, de pouvoir s'éloigner, se rapprocher tout en appartenant toujours au groupe. Et encore un autre argument pour continuer en faveur de ce travail de la classe dehors, en particulier dans les espaces de nature dehors, c'est tout ce qui est régulation du stress qui va être vraiment très important et qui va avoir un vrai effet physiologique sur le corps. C'était juste pour ajouter ces éléments-là, mais j'ai pris en note beaucoup de choses.
- Laure : je te remercie parce qu'en fait, à force d'avoir le nez dedans ce que tu dis, je suis complètement d'accord, mais c'est bien de le répéter à chaque fois, parce que ça, la régulation du stress c'est documenté scientifiquement, c'est sûr. Les gens qui sont pas y sont en vrac.
  • Donc, ça donne encore plus envie de lever les freins qui font barrière, d'aller trouver des espaces, de tenir compte de la météo et des aléas que tu as très bien nommés, qui sont quand même des freins, tout ce qui va être imprévu. On a tellement recherché le confort aussi d'être dans une salle tempérée et on sait qu'on va pouvoir fermer la porte le temps du cours. Là on peut être surpris par un motoculteur qui gérer= les espaces verts en même temps. On peut être perturbé par tout un tas de choses sur lesquelles on n'a pas de prise, mais ça vaut quand même de le coup de pousser cette curiosité et cette expérimentation pour toutes ces raisons.
  • Laure : Complètement, et si je peux compléter, ça te dérange puisque j'ai un peu sauté la partie.
captation de l'attention que je voyais plus pour les étudiants, mais en fait, des fois, tu te retrouves en amphi, en cours, avec tout le monde sur son portable, et ils ne sont pas plus attentifs, tu ne sais pas ce quils font. Ce n'est pas parce que tu es dans le même endroit fermé que les gens sont avec toi, quand au contraire, dehors, tu peux créer des conditions d'attention différentes.
  • Alors moi je me suis embarrassée : la question de la robustesse m'intéresse beaucoup et là, il y a quelque chose qui coince pour moi, je viens du monde du sport, mais aps que, je fais beaucoup d'activités et j'emmène beaucoup faire des activités dehors comme dedans, et pour moi, le la différence n'est pas de savoir si on est de dehors ou dedans. C'est plutôt de la vision du monde qu'on a et comment on s'organise, si on soutient l'activité ou si on contraint, si on va dans la profondeur ouverte ou du classement sur des critères qui n'ont pas de sens. J'adore, je répète, faire des choses dehors. Faire classe dehotrs peut aussi être coercitif et excluant quand il fait froid dehors alors que que certaines activités peuvent être très épanouissantes à l'intérieur. Ce qui est intéressant, me semble-t-il, c'est que sortir peut aider à penser un cadre différent, donc stratégiquement oui, mais dans le fond non.
- Laure : C'était complètement le propos, j'ai commencé en disant: regardez, les meilleurs spécialistes sont les profs d'EPS parce que vous avez- c'est votre métier, en fait, de varier tout le temps les espaces Les enseignants des autres disciplines sont formés à enseigner entre quatre murs, un tout petit peu en géographie, en SVT mais vraiment à la marge, alors que le simple fait de modifier, d'autoriser le mouvement et la sortie ets inhérente à l'activité du professeur d'ESS et va permettre, comme tu le dis très justement, d'ouvrir le cadre et de se déplacer pendant sa posture enseignante qui est très rigide.
- Deux choses rapidement, j'étais formatrice en anatomie, entre autres, pour prendre quelque chose qui était très carré, et j'ai toujours fait monter tout le monde sur les tables, partir de leurs problématiques, travailler en groupe, et qu'on soit dedans ou dehors, ne change rien. Ce n'est pas les murs qui font le cadre. Une chose encore pour parler du monde du sport, les mots de compétition et de performance ont été complètement dévoyés : performance c'est pour faire, c'est le chemin, et la compétition, c'est marcher avec, c'est de la coopération, en fait, il est nécessaire de se soutenir mutuellement. Il y a eu a, me semble-t-il, un glissement sémantique, idéologique, politique, qu'il nous faut récupérer comme comme la question du cadre et des murs. Je ne suis pas pour les murs, je veux décloisonner, mais les murs protègent aussi. Pris part à la journée.
- Laure : Et quand j'irai parler hors de ce cadre-là, je préciserai que le terme de performance est entendu comme situation problématique, injonction au monde capitaliste dans lequel on est, c'est vraiment dans ce sens-là précis de performance, qu'on parle de performance. Voilà, merci beaucoup pour l'intervention.
- Je trouve très intéressant d'aborder les questions des formes scolaires, des formes pédagogiques, sous sous l'angle de la performance, c'est plutôt sympa. Dans ton discours, c'est un cadre de pédagogie active que tu nous présentes avec des espaces de collaboration et de mises en situation avec différents volets qui sont dans un cadre plus large. J'avais une difficulté dans ton discours pour sasie que qu'est ce qui est de la robustesse liée à la pédagogie active en soi où je mets typiquement la classe inversée. Pour reprendre le cas du prof de sport est ce que le stade d'un lycée n'est pas un lieu comme la classe fait pour enseigner ? Est-ce que la paillasse en physique-chimie c'est une forme de classe dehors ?
  • Laure C'est intéressant. J'essaye de comprendre le questionnement que tu vois. La paillasse, elle est faite pour enseigner la physique,ce n'est aps comme si tu vas faire de la physique dans ton couloir, ou à la cantine.
  • Si je suis dans mon stade, j'y vais pour faire du sport ..
  • Laure : D'expérience, j'ai l'impression que les collègues d'EPS sont très aptes à la flexibilité de l'espace et à ce balancement permanent de la flexibilité de l'espace.
  • Il y a des jeux de corps, il y a des choses qui ne sont pas prévues. Sinon, tu accroches le numérique tout au sur le MOOC, c'est une forme transmissible sauf les MOOC connectivistes, mais il y a eu toute une époque, dans les années 2000 où on travaillait sur le numérique ubiquitaire, le mobile, pouvoir faire des démarches d'investigations avec des éléments en dehors de la classe, mais j'ai l'impression que ça un peu disparu, je n'oppose pas numérique et classe dehors.
  • Laure :I l peut y avoir des complémentarités.. J'ai des collègues qui ont des super serveurs dans des brouettes qu'ils emmènent en forêt
  • c'est vraiment rigolo, le disque dur au cou, chacun vient se connecter pour pour pouvoir récupérer des choses qu'on garde ensemble.
  • Laure : Et sans condamner le numérique, un de mes meilleurs cours sur la matérialité de l'internet est de les emmener autour de datacenters pour qu'ils touchent le truc dans une démarche d'enquête.
  • Je rebondis sur la personne qui disait qu'il serait intéressant d'étendre le concept de robustesse à l'ensemble de l'enseignement et pas que l'école du dehors, avec vraiment ce travail sur la posture de l'adulte, la vision qu'il ou elle a de l'enfant, en disant que, finalement, quand on enseigne, c'est jamais neutre, l'enseignant véhicule des valeurs, un projet de société, et ce serait vraiment très chouette que l'objectif soit de développer la robustesse plutôt que la performance. Je travaille sur un projet, au sein du mouvement Utopia, qui vise à développer les pédagogies actives dans l'école publique, et je trouve hyper intéressant d'amener cette notion de robustesse, on n'y avait pas forcément pensé, mais on va regarder parce qu'on s'inscrit là-dedans. L'idée, c'est de prendre le contre-pied du culte de la performance. On a notamment pour faire le lien, que le sujet de ce soir un module école du dehors, mais une école du dehors vraiment plus pédagogie par la nature, pas juste en nature ou sur la nature, vraiment d'utiliser la nature comme co enseignante et puis, avec cette posture, issue des pédagogies actives où un ou une enseignante va chercher plutôt à proposer des situations, des obstacles, des choses comme ça, où les élèves vont chercher à solutionner, à acquérir des savoirs pour solutionner un problème qui les motive. Et puis avec aussi des plusieurs techniques qu'on développe dans le projet, comme par exemple la rétention didactique, savoir à quel moment on donne l'info, les mettre en posture de chercheur, etc. Et je serais intéressée en dehors de ce soir, pour échanger sur la notion de slow pédagogie. Sur le module école du dehors, on accompagne des enseignants avec notamment cette posture de lâcher prise sur le programme qui est très difficile pour eux, on essaye de donner des pistes, si c'est un sujet sur lequel tu as déjà réfléchi, ça m'intéresse.
  • Laure : Et de façon collective et très réseau, je suis membre de la fabrique des communs pédagogiques. J'ai organisé un atelier à la rencontre de la classe dehors, et donc les questions d'enquêtes, de rétention didactique, de postures enseignantes sont traitées par l'asso.
  • Je prépare un nouveau projet avec Molina, tu dois la connaître,
  • Laure peut-être qu'on en parlera après, j'ai mis mon mail dans le chat.
  • J'avais deux références qui peuvent être intéressantes pour la discussion : les ?? pédagogiques, ça vient du canada notamment, sur cette thématique, de l'incertitude, la complexité, quand tu parles de complexité, ça me fait penser directement à Edgar Morin qui a écrit un petit bouquin sur les sept savoirs fondamentaux dans le monde de l'éducation.
  • Laure C'est vrai que c'est bien de citer des choses à différents endroits pour que le message passe différemment. Tout à fait, merci beaucoup.
  • Il y a plusieurs choses qui me viennent en tête. D'abord pour la piste de mieux se relier aux autres. A l'extérieur, il y a la plupart du temps, un mobilier qui qui n'est pas dans la salle de classe et cette circulation entre les les apprenants, j'inclue l'enseignant dans les apprenants, fait en sorte que la posture est déjà complètement différente et j'ai eu la chance de suivre un cursus en france et depuis longtemps j'enseigne au québec et je vois que la posture de l'enseignant est très différente, où on est tous apprenants. Et là, je pense qu'il y a quelque chose qui, à mon avis, est à exploiter davantage, c'est-à-dire que cet aspect collaboratif, participatif : nous allons tous apprendre ensemble parce que dehors il y a, comme vous le mentionnez très bien, il y a des imprévus, il y a un inattendu, qui peut, qui peut surgir, duquel on peut tous apprendre. Et ça, je pense que c'est une posture qui qui arrive beaucoup moins ou en tout cas, de manière beaucoup moins joyeuse en intérieur. Ensuite, le fait d'être à l'extérieur a un aspect symbolique qui, pour moi, est extrêmement fort, où l'école n'est plus cloisonnée dans un lieu ou un temps qui est dédié, qui est aseptisé, souvent les murs de la classe sont blancs. Il y a quelque chose qui, à l'extérieur, ramène à l'ancrage dans une société, dans un dehors qui est différent, qui continue à vivre alors qu'à l'intérieur de l'école, on a quelque chose qui est souvent excluant. Et puis il y avait une autre chose que je voulais mentionner, c'est cet aspect de territoire et de reconnexion au territoire, le fait de dire que si on apprend un sapin un savoir dans un territoire ou dans un lieu particulier, donc si un savoir est situé quelque part, mais il n'aura peut-être pas la même valeur que si on est ailleurs. Je fais une petite parenthèse, habitant au Québec, le lien avec les premiers peuples et les peuples autochtones peuvent être très importants au Québec et il était impensable pour moi d'imaginer une classe faite à l'extérieur sans avoir la parole d'une personne de la nation sur le territoire sur lequel nous sommes, pour apprendre de ce territoire, de ce qu'il a signifié, de ce qu'il signifie encore, et donc, je pense qu'il y a vraiment quelque chose en étant à l'extérieur de cette prise de conscience de où nous situons nous et ça peut être une grande plus-value par rapport à un endroit qui est beaucoup plus clos
  • Laure il y aura peut-être des contacts si tu veux m'envoyer un mail, après. Ici, on peut aussi aller voir un papy du poitou qui parle une langue que plus personne parle, ce sont nos autochtones à nous Je vous ai mis en référence le dernier livre Savoirs situés de Donna Haraway.
  • Merci beaucoup, c'est très riche à la fois ta présentation et tous les échanges qui viennent. J'avais juste une retour de d'expérience en formant les enseignants du collège : dans les freins qu'on repère dès le départ, en plus de ce que tu as signalé : comment on peut faire cours en moins d'une heure dehors, il y a vraiment des questions de temporalité qui semblent insurmontables à priori, mais en fait, très rapidement, on se rend compte que c'est possible. C'est aussi des blocages qui sont liés au changement de cadre : où on va le faire, avec quel matériel ? il faut des aménagements adaptés, tout le monde pense qu'il faut des jardins pédagogie des espaces très aménagés. Ils ont des attendus qui dépassent la capacité, des environs du collège, autour de la cour ou à l'extérieur. Et la première chose qu'on fait quand on les a en formation est de faire un état des lieux et de repérer tout ce qui est possible et de démonter toutes les limitations qu'ils se sont construites par méconnaissances. Autre élément : le, le regard des autres enseignants et le fait de proposer des sessions de formation pour des collectifs d'enseignants change un petit peu, parce que du coup, c'est plus l'enseignant tout seul avec sa propre démarche personnelle, mais c'est un petit collectif avec des petits temps de formations, quelque chose qui qui se formalise, avec une validation et un engagement de la part de la direction parce que l'on va utiliser des espaces extérieurs qui ne sont pas spécialement aménagés au départ pour accueillir des classes. La limitation aussi du développement, c'est quand toutes les parties prenantes d'un établissement scolaire, que ce soit une école primaire, un collège ou un lycée ne sont pas au minimum informées, voire motivées à ce que ça se fasse.
  • Laure Merci, en retour, je dis juste au cas où il y a des gens qui ont besoin de ça pour organiser leur propre formation, en formation je dis tout le temps, il faut prévenir un, vos élèves, deux vos collègues trois votre direction, quatre les parents, sinon c'est mort, ça ne marchera pas. Vous allez vous épuiser et peut-être, là-dessus, Michel, sur les communautés, ça devient un peu comme une sorte de communauté pédagogique, il y a peut-être quelque chose à gratter là-dedans en terme de robustesse, mais aussi de commun. Aussi ce que tu disais par rapport au temps, qui est fondamental. Ça veut dire qu'en fait, souvent, à l'usage, tu te rends compte rencontre compte que 55 mn - des fois, ça va même être trop long et finalement, en fait, tu vas sortir 10 mn parce que ce qui n'est pas pris en compte, c'est que sur le chemin, quand tu changes d'endroit dans le déplacement, tu apprends plein de trucs alors qu'il est perçu par les collègues comme une perte de temps , alors qu'en fait c'est un gain monstrueux, parce que en bougeant, t'as pas du tout le même rapport. Dire l'exploiter, ce serait trop dans la performance de chaque instant, on peut dire aussi c'est robuste de se dire: tu vois, en fait, ce temps-là, il n'est pas perdu, il est pour la divagation, des pensées, pour plein de trucs.. Et merci, et oui, c'est dur d'être le hippie de la salle des profs, mais bon, après on s'y fait, c'est sympa.
C'est tous les deux, paul, peut-être maintenant.
  • Au campus de la transition du cours on utilise nos lieux comme espace immersif d'apprentissage pour les étudiants, des profs.. avec des balades en écoute active que l'on va faire à ce moment-là, et au passage d'une station à une autre. Mardi prochain, j'accueille un groupe de dirigeants, d'une entreprise qui fait des conduites de gaz et j'aimerais bien me balader justement à l'extérieur, on se sert du prétexte de la visite du campus pour les faire se balader à l'extérieur et j'aimerais leur proposer un temps un peu plus sensible, notamment de méditation d'idées ou de recentrage sur le cœur et comment on fait pour ne pas braquer les gens, des cadres où c'est vraiment très "bureau".
  • Laure J'ai fait vos marches guidées là au campus, donc je vois un peu le truc. Je pense qu'être dans le réflexif absolu, c'est un petit peu compliqué, les gens, n'ont pas envie de se regarder à l'intérieur, donc si tu les fait observer, quelque chose d'externe à eux, au moins dans un premier temps, et souvent, ce que j'ai fait avec des ados, c'est de passer par le dessin en décomplexant beaucoup le niveau de dessin attendu, juste la trace, en fait, et le fait de tracer il y a un rendu, une sorte de livrable, créer un truc qui fabrique quelque chose. C'est un peu moins mystique que regardez-vous à l'intérieur dans leur perception bien sûr, moi je ferais ça, mais pas sur eux, un truc qu'ils observent et qu'ils dessinent. Par contre, si tu veux, qu'ils pensent à quelque chose, c'est autre chose.
  • C'est sur le lien au vivant, le fait d'être là dans un espace où ils sont entourés du vivant et ne sont plus dans les murs de l'entreprise.
  • Laure: Je leur fais dessine des feuilles, des insectes.. Pour les gens très éloignés, la médiation du papier rend le contact moins "violent", avec beaucoup de guillemets pour certains, mais il y a sûrement des gens qui ont d'autres idées. Ou par l'écoute, décrire les sons qu'ils entendent changent.
  • Juste pour compléter l'approche par les sens, la possibilité de dessiner, d'écrire à partir du ressenti, mais de de les faire passer par les différents sens, de fermer les yeux et de les faire se mettre en connexion avec leur environnement par les différents sens sans aller plus loin dans la consigne oblige à changer complètement leur rapport à leur environnement, les interpeller sur les différents sens que l'on a, mais même au niveau du ressenti, par rapport au chaud ou froid, à la luminosité, à l'ombre... et de faire cet exercice les amène naturellement à se recentrer et, à partir de ça, de pouvoir rentrer dans une phase d'expression. C'est ce qu'on pratique beaucoup, nous, quand on veut permettre à chaque, chaque participant de se poser et de se reconnecter à son environnement et, du coup, de se reconnecter à soi par les sens.
  • sollicitation sur l'animation dehors en formation à la coopération : je pense que je ne vais rien vous apprendre, parce que ce n'est pas hyper original, on a juste fait beaucoup de choses dehors dans le cadre de la formation depuis des balades pour apprendre à se connaître, mais aussi pour réfléchir à des sujets complexes, jusqu'à des cours magistraux sur la plage assis sur la plage après une sieste. On a tenté vraiment à peu près presque toutes les modalités pédagogiques dehors, en se rendant compte que ça marchait très bien et que ça faisait effectivement un bien fou aux gens et qu'ils en redemandaient donc avec les adultes, je peux bien confirmer que ça marche. Moi, j'aurais une question pour nous tous, je me projette dans une future posture d'instit et je me dis : comment est-ce qu'on emmène des enfants dehors, parfois avec tous les pesticides, je trouve que parfois, on a une espèce de d'image hyper idyllique du dehors.
  • Laure : j'ai fait cours au Portugal pendant l'épandage de pesticides dans une oliveraie, donc je ne te conseille pas l'expérience. Je vais faire un peu une réponse de normande, la pollution intérieure, c'est la catastrophe, en fait, donc, de toute façon, tu ne les protèges pas de ça dans les murs de l'école.
    • J'avais un projet de faire une sorte de voyage apprenant sur la voile sur 4 jours à peu près. A la base, c'est juste un projet d'échanges universitaires, en gros, une sorte d'école d'été, et la j'ai une possibilité de faire ça entre Cadix et Brest, c'est un milieu extérieur fluctuant sur lequel on n'a pas vraiment de maîtrise. Je voudrais voir quel cadre,il faudrait que j'aie pour être sûr que je ne mets pas en danger les gens non plus.
  • Fais un stage aux Glénans avant, et puis passa à discuter.
  • Il n'y a pas de soucis, je suis avec un formateur, mais qu'est ce qui peut se passer avec des étudiants ces patients dans leur milieu ?
  • Il ya pas mal d'espériences avec des jeunes sur des bateaux.
- Laure en éco poétique, il y a beaucoup d'études "blue" avec tout cet imaginaire de la mer, tu peux trouver des choses à leur raconter, à défaut de les prévenir.
- Michel Il me reste à vous remercier tous c'était très vivant, très intéressant.
- Laure je vous tiendrai au courant si la revue se structure pour les formations de formateurs et peut-être qu'un jour ça fera un article, si certains ont envie de faire des choses en collaboratif,n c'est possible.